Accident du travail

 

Si vous êtes victime d’un accident du travail, vous pouvez conserver des séquelles et souffrir d’une diminution durable de vos capacités physiques ou mentales. Dans ce cas, la CPAM détermine un taux d’incapacité permanente (IPP) qui vous permet de percevoir une indemnisation. Selon votre taux d’IPP, cette indemnité est versée sous forme d’indemnité en capital ou de rente viagère.

 

Faute inexcusable de l’employeur

Votre accident peut être la conséquence d’une faute dite inexcusable de votre employeur. La faute inexcusable est reconnue lorsqu’il est établi que l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel vous étiez exposé le salarié et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour vous en préserver. C’est à vous de prouver la faute inexcusable de votre employeur.

Si la faute inexcusable est reconnue, elle vous permet d’obtenir :

  • une majoration de votre rente d’incapacité permanente,
  • la réparation intégrale des préjudices subis et non indemnisés par la rente (par exemple : souffrances physiques et morales, préjudices esthétiques et d’agrément, préjudices résultant de la perte ou de la diminution de vos possibilités de promotion professionnelle).

La demande d’indemnisation et de réparation des préjudices doit être faite auprès de la CPAM.

Faute intentionnelle de l’employeur

Si l’employeur a volontairement cherché à causer des blessures (généralement, en cas de violences physiques), vous pouvez faire reconnaître la faute intentionnelle de l’employeur auprès du tribunal correctionnel et obtenir une indemnisation en lien avec cette faute.

Faute d’une personne extérieure à l’entreprise

Si votre accident a été causé par une personne extérieure à l’entreprise, vous pouvez demander la réparation du préjudice causé auprès du tribunal correctionnel (sauf si le préjudice est déjà indemnisé par la rente d’incapacité).

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